Détérioration des droits de l'homme en Azerbaïdjan


Détérioration des droits de l'homme en Azerbaïdjan

  • 08-10-2015 12:02:16   | Azerbaïdjan  |  Politique

Le Conseil de l'Europe a annoncé mercredi qu'il mettait fin à sa coopération en matière de droits de l'homme avec l'Azerbaïdjan, du fait de la "détérioration" de la situation des droits fondamentaux dans ce pays.

Le secrétaire général de l'organisation paneuropéenne, Thorbjørn Jagland, a fait part au comité des ministres du Conseil de l'Europe de sa décision de se retirer du groupe de travail conjoint sur les droits de l'homme mis en place en vue d'améliorer le dialogue avec Bakou en la matière, a-t-il précisé dans un communiqué.

Ce groupe de travail est composé de 18 militants des droits de l'homme, de membres du Parlement et du gouvernement, et de représentants du Conseil de l'Europe. Ses réunions étaient très épisodiques. Un représentant du Conseil de l'Europe y participait depuis octobre 2014 "afin de ressusciter le dialogue entre la société civile et les autorités. Malgré cette initiative, la situation générale des défenseurs des droits de l'homme s'est gravement détériorée", a précisé l'organisation dans un communiqué.

"De plus en plus de défenseurs des droits de l'homme ont été récemment emprisonnés, et le conseil de l'Europe a reçu des rapports inquiétants au sujet de conditions de détention inacceptables", selon le même communiqué. Parmi les membres de ce groupe de travail figurait notamment la journaliste d'investigation et militante anti-corruption azerbaïdjanaise Khadija Ismaïlova, condamnée récemment à sept ans et demi de prison.

Courant septembre, un jeune journaliste d'opposition, Shirin Abbasov, a été arrêté pour avoir "résisté à la police". En août, un couple de militants pour la défense des droits de l'homme, Leyla et Arif Yunus, a été condamné à de longues peines de prison dans une affaire dénoncée par les ONG comme orchestrée par le pouvoir.

Le président Ilham Aliev, 53 ans, dément toute accusation de non-respect des droits de l'homme, et son gouvernement dénonce ces critiques comme une campagne de diffamation envers le pays, membre depuis 2001 du Conseil de l'Europe.

 

Source : AFP

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