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(Concernant l’agression de la république d’Azerbaïdjan envers la république du Nagorno-Karabagh)

03-04-2020 09:58:32   | Arménie  |  communiqué de presse
 


 
L’Assemblée Nationale (Parlement) de l’Arménie Occidentale condamne fermement la décision sans précédent, agressive et irresponsable de la république d’Azerbaïdjan et de ses inspirateurs d’avoir entamé des actions militaires de grande envergure contre la république du Haut Karabagh provoquant une  aggravation notoire sur toute la ligne de contact avec l’Artsakh ainsi qu’à la frontière de la république d’Arménie qui se sont transformés en conflits militaires directs avec blindés, aviation et artillerie. Il y a de nombreux morts et blessés parmi la population civile d’Artsakh dont des femmes et des enfants.
 
Par le biais de l’agression criminelle de la république d’Azerbaïdjan, les instigateurs de l’opposition proche orientale et les dirigeants de la république turque, pour échapper à l’inévitable règlement des comptes de leurs exactions, tentent de transférer leur responsabilité sur le terrain des frontières de l’Arménie et de l’Artsakh. Ils essaient de détourner ainsi l’attention de la communauté internationale de leurs véritables objectifs criminels au Proche Orient et dédouaner ainsi la république turque et ses soutiens de ses responsabilités.Nous appelons la communauté internationale, et en particulier les pays impliqués dans le processus de régulation du conflit, d’entreprendre des actions efficaces pour la cessation de cette agression et obliger la république azerbaïdjanaise à signer la paix.
 
La poursuite de cette escalade peut déclencher des conséquences imprévisibles autant pour les Azerbaïdjanais que les Turcs.
Tout se terminera là
où cela a commencé – en Arménie Occidentale – avec la confirmation d’une République d’Arménie Occidentale.
 
Armen Ter-Sarkissian
Le président de l'Assemblée Nationale (Parlement) de l'Arménie Occidentale
3 avril 2016
...  
 
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[i] La résolution de la Question Arménienne est la prérogative du  seul peuple arménien, les centres décisionnels ne constituent que des profiteurs de circonstances. La Question Arménienne ne pourra être résolue que dans le  cas où l’Asie Mineure et le Proche Orient pourront être formatés dans l’intérêt des peuples et civilisations qui les habitent et qui représentent une communauté civilisationnelle. Pour aller vers la résolution de ces problèmes globaux, des moyens - tant humains que matériels -, sur la base d’une économie très développée et  à plusieurs niveaux -  sont indispensables.
 
L’Asie Mineure et le Proche Orient ont grandement besoin d’une meilleure qualité de vie. Pour cela, la place centrale revient à la possession d’un toit répondant à tous les besoins actuels. Nous entendons par là son niveau de réalisation technologique et sa rationalité. Rien que le coût  du budget consacré à la construction de logements s’évalue en dizaine de trillions de dollars.
 
La création d’une industrie du  batiment conséquente, contemporaine et expérimentale, avec tous ses sous-traitants, permettra de résoudre ce problème dans le cadre d’un projet global d’intégration et sera le propulseur d’un développement profond de la région.
 
L’Arménie et le peuple arménien possèdent toutes les capacités pour devenir le maillon central d’un tel projet d’intégration. Le mérite indéniable de ce projet global réside dans le fait qu’ il sera impossible d’arracher ces réalisations du territoire et de sa population (ce qui se pratique lors de l’exploitation de ressources énergétiques ou naturelles).
 
La composante civilisationnelle des ethnies, facteur essentiel pour la formation d’un Etat et d’alliances d’un nouveau type conduit à une nouvelle évaluation de sa place et de sa préservation. En particulier, le problème  des réfugiés venant d’Azerbaïdjan qu’il serait plus juste de définir en tant qu’ évaluation des conséquences de la destruction de la civilisation de l’Arménie kouro-araksienne et de l’Arménie du littoral caspien. En travaillant selon les schémas anciens, nous aidons les destructeurs de l’aréale de la Civilisation arménienne, nous rendons légitimes les prétentions  de tous groupes nomado-usuriers, sociaux et nationaux,  avec nos marmonnements inintelligibles quant à l’intégrité des territoires des Etats et les droits des nations à s’autodéterminer.
 
Les territoires recouverts par l’héritage civilisationnel d’un peuple donné et détruits par les représentants d’autres normes civilisationnelles, sont des territoires promis à des mouvements de libération nationale. Dans ce combat pour la libération nationale, il est important de dialoguer  non avec les destructeurs des civilisations en question mais avec les peuples autochtones peuplant l’entité étatique donnée .
 
Ainsi, en relation avec ce qui vient d’être exposé plus haut, il est souhaitable de contribuer en actions à une compréhension plus profonde des processus en cours dans notre monde contemporain et réhabiliter la place et le rôle du peuple arménien et de l’Arménie.
 
 (ii)  En théorie économique, le phénomène des crises économiques est la question la plus controversée et la plus scrutée par les savants de la planète. Les écoles des différentes théories économiques, sans exception, abordaient ce problème en tentant de saisir les causes des crises économiques dans le but de garantir une stabilité et un équilibre économique. Parmi ces spécialistes, le Mentor Bouniatyan fait autorité. Ses travaux concernant la théorie et les cycles des crises économiques ont retenu l’attention de personnalités comme Keynes, Hansen, Mitchel, Kondratiev, Aphtalion, Tougan-Baranovski et d’autres.
   
La théorie  des crises économiques développée par Bouniatyan diffère de celle de J.S. Mill et J.B. Say qui estiment qu’en économie  il existe « un équilibre métaphysique » entre l’acheteur et le vendeur, de celle de J. de Sismondi et K. Rodbertus : concept de la sous-consommation, et de l’interprétation de J. von Kirchmann, Th. Moffat, A. Kroker, Momery et J. A. Hobson qui globalement synthétisent certains points de vue de Loderdel  Malthus, Tchomers et Sismondi ; sa théorie  diffère également de l’idée non-proportionnalité de Tougan-Baranovski et même de la théorie de Marx dont les pensées fondamentales n’ont pas été développées plus  avant et souvent, comme le remarque Bouniatyan, « il y a des contradictions dans ses propres théories ». 
 
En établissant que le développement cyclique de l’économie est régi par une loi,  Bouniatyan  dégage le double rôle des crises. D’une part, la crise détruit l’économie en arrêtant brusquement  les volumes de production et d’autre part , aussi paradoxal que cela paraisse, la crise stimule le perfectionnement  des technologies  et la création de nouveaux moyens de production qui conduisent à un abaissement du coût de la production, à l’élargissement de la demande et à l’apparition de nouveaux besoins et tout ceci engendre le début d’un nouveau rebond. En fait, Bouniatyan avance la même idée que Choupeter caractérisée  comme « destruction créatrice
».
 
 
Dans ses recherches, Bounyatin est le premier à classifier et analyser les crises économiques sous l’angle et les particularités de leurs apparitions. Il remarque que la classification des crises en crises de production et crises de  répartition, primaires, secondaires, exogénétiques, endogénétiques dévoile seulement le lien causal avec l’organisation de l’économie. Entre temps, Bouniatyan s’est fixé pour but de trouver non seulement les causes particulières mais les principes généraux de l’apparition de crises.
 
L’étude du phénomène d’apparition et de développement des crises lui permet de conclure que souvent ces deux mouvements  interfèrent (sont interdépendants). Cependant, chacun d’eux peut avoir une trajectoire  nettement préconditionnée. Bien que la théorie de Bouniatyan penche pour affirmer que les crises économiques apparaissent comme sans relation avec les phénomènes économiques, son analyse des causes et conséquences des crises témoigne de son approche intrasystème  selon laquelle les crises, se manifestant de manière indépendante, restent liées à l’apparition d’un même phénomène économique.
  
 
 (iii) On considère que la Constitution des Etats-Unis, conçue en 1787, est la plus ancienne des Constitutions toujours en vigueur. Pour comparaison : la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de la Révolution Française a été conçue en 1789, la polonaise a été mise sous presse seulement en 1791. Et 14 ans avant la publication de la Constitution américaine, les arméniens  avaient déjà publié  leurs Constitutions pour une Arménie indépendante datant de l’époque de la Renaissance.
 
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Traduit en français par Béatrice Nazarian
 
 
  -   communiqué de presse
Nouvelles d Armenie et de Diaspora - Noyan Tapan

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