Pourquoi les États-Unis veulent-ils remettre le dossier du Hezbollah à la Syrie ? - Shahan Gantaharyan

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Pourquoi les États-Unis veulent-ils remettre le dossier du Hezbollah à la Syrie ? - Shahan Gantaharyan

  • 22-06-2026 20:59:00   |   |  Un commentaire

Pourquoi les États-Unis veulent-ils remettre le dossier du Hezbollah à la Syrie ? «Noyan Tapan» a discuté avec l'analyste politique Shahen Ghantaharyan.
 
- Le président des États-Unis a de nouveau parlé de la question du Hezbollah à transmettre à la Syrie. Que signifie cette déclaration ?
 
- Dans sa dernière déclaration, il a mentionné qu'il était déçu d'Israël, car, selon lui, Israël ne peut atteindre aucun résultat sans causer des destructions au Liban. En même temps, il a parlé de transmettre la question du Hezbollah à la Syrie et de donner un rôle plus important au président syrien Ahmad al-Shara. Cette déclaration contient plusieurs messages politiques.
 
- D'abord, abordons la déception exprimée envers Israël. Comment doit-on l'interpréter ?
 
- Si nous examinons les déclarations précédentes, les insinuations et les menaces, il est évident que cela ne concerne pas seulement la destruction de bâtiments au Liban. La déception a une portée plus large. Elle est liée à la réalité que même dans le cadre d'un cessez-le-feu, bien que fragile, entre les États-Unis et l'Iran, Israël a continué et même intensifié ses opérations militaires vers le Liban.
 
- Cela signifie-t-il que Washington est mécontent des actions d'Israël ?
 
- Au moins, cette déclaration donne cette impression. Selon cette approche, la neutralisation du Hezbollah et la destruction à grande échelle du Liban ne sont pas identiques. Les États-Unis semblent essayer de dissocier ces deux phénomènes, en insinuant que les actions d'Israël causent des dommages excessifs au Liban.
 
- Que peut-on comprendre de l'idée de transmettre la question du Hezbollah à la Syrie ?
 
- Cela implique qu'une autre option est recherchée pour résoudre le problème du Hezbollah. Si Israël n'a pas réussi à atteindre son objectif par des opérations militaires, alors on s'attend à ce que la Syrie s'engage dans un processus qui s'orientera vers le Hezbollah, mais qui ne conduira pas à la destruction des infrastructures et des habitations au Liban.
 
- Quel message est adressé à Israël ?
 
- Le message principal est qu'Israël a la possibilité de choisir la voie politique. C'est-à-dire accepter le cessez-le-feu, commencer des négociations et arrêter les opérations militaires. Dans le cas contraire, d'autres acteurs régionaux pourraient être impliqués, et l'influence d'Israël sur certains processus pourrait être limitée.
 
- Pourquoi le rôle de la Syrie est-il considéré comme si important ?
 
- Parce que la Syrie actuelle, en particulier dans le domaine militaire, est considérablement dépendante de la Turquie. Par conséquent, le rôle attribué à la Syrie pourrait également signifier une augmentation du rôle de la Turquie. Bien que Damas officiel ait déclaré qu'il ne souhaite pas assumer une telle responsabilité ou déployer des troupes au Liban, cela ne signifie pas qu'Ankara ne peut pas être impliquée dans le processus de résolution de la question.
 
- Quels objectifs la Turquie pourrait-elle poursuivre dans ce contexte ?
 
- Au cours des dernières années, la Turquie a tenté de renforcer sa position dans la région. Le président Erdoğan a souligné à plusieurs reprises que Gaza, la Syrie et le Liban occupent une place importante dans les calculs de sécurité de la Turquie. Si Ankara se voit proposer un rôle dans la question du Hezbollah, cela pourrait devenir une autre opportunité pour élargir son influence régionale.
 
- Comment tout cela affecte-t-il les relations Israël-Turquie ?
 
- Si Washington essaie vraiment de transférer l'une des questions clés à un format impliquant la Turquie, cela exacerbera inévitablement la concurrence entre Israël et la Turquie. En même temps, cela active les processus de formation d'équilibres régionaux.
 
- Quel est le principal message politique de ces déclarations ?
 
- Le message principal est qu'Israël doit choisir la voie du cessez-le-feu et des négociations. Dans le cas contraire, le rôle de la Turquie dans la résolution de questions régionales importantes pourrait augmenter, y compris dans des problèmes de stratégie liés à l'Iran, ce qui pourrait se faire au détriment des intérêts d'Israël.
 
 


* Ce texte a été automatiquement traduit par l'Intelligence Artificielle (IA).

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